{"fatawa":{"id":6233,"title":"Le jugement du fait de tirer un bon augure du Coran","slug":"le-jugement-du-fait-de-tirer-un-bon-augure-du-coran","order":"","question":"Au lieu de faire la pri\u00e8re de consultance, certaines personnes choisissent au hasard des extraits du saint Coran et se mettent ensuite \u00e0 chercher une chose dans la page vis\u00e9e pour y d\u00e9celer un signe devant peser sur leur d\u00e9cision. Voici un exemple: une fille mari\u00e9e vient vivre avec ses p\u00e8re et m\u00e8re car son mari ne respecte pas ses droits. Elle veut m\u00eame obtenir le divorce. Sa m\u00e8re ouvre le Coran et tombe sur l'histoire de Moise (psl) et sa m\u00e8re qui s'entend dire de jeter son fils \u00e0 la mer en cas de crainte ( de le voir tuer). La m\u00e8re en d\u00e9duit que sa fille doit rejoindre son mari. Pouvez vous expliquer cette affaire?","answer":"<div class=\"answer\" style=\"text-align: center;\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<div class=\"answer\">\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Louanges &agrave; Allah<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">La pri&egrave;re de consultance repose sur une sunna v&eacute;rifi&eacute;e re&ccedil;ue du Proph&egrave;te (B&eacute;n&eacute;diction et salut&nbsp; soient sur lui). Le bon augure tir&eacute; du Coran comme vous l'avez indiqu&eacute; ne peut pas en tenir lieu. Pire, cet usage du Coran est interdit selon un groupe d'ul&eacute;mas puisqu'il s'assimile &agrave; l'usage de fl&egrave;ches de divination.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Al-Qarafi (Puisse Allah lui accorder Sa mis&eacute;ricorde) a dit: &laquo; A propos de&nbsp; la recherche interdite d'une source du bon augure, al-Tartouchi dit dans son commentaire que tirer un bon augure du Coran , la divination &agrave; l'aide du sable, le jeu de hasard, la frappe du bl&eacute; constituent tous des pratiques interdites car elles s'assimilent de l'usage des fl&egrave;ches&nbsp; de divination. Celles-ci consistaient en des bouts de bois qui, &agrave; l'&eacute;poque ant&eacute;islamique, portaient soit&nbsp;<em>fais<\/em>, soit&nbsp;<em>ne fais pas ,<\/em>&nbsp;ou restaient sans &eacute;criture. On tirait au sort un bout de bois. S'il portait&nbsp;<em>fais<\/em>, on&nbsp; se mettait &agrave; faire ce qu'on voulait r&eacute;aliser. Si le bout de bois tir&eacute; portait&nbsp;<em>ne fais pas<\/em>on se d&eacute;tournait de son projet et le jugeait mauvais.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Quand le bout de bois tir&eacute; ne portait rien, on recommen&ccedil;ait l'op&eacute;ration. C'est une mani&egrave;re d'utiliser ces bouts de bois pour percer le myst&egrave;re afin d'y d&eacute;couvrir son destin. Il s'agit de chercher sa chance, de savoir ce qui est bon ou mauvais pour soi. Celui qui fait la m&ecirc;me recherche avec l'usage du Coran ou d'un autre moyen est anim&eacute; de la m&ecirc;me croyance car s'il tombe sur un bon signe, il agit en cons&eacute;quence et s'il tombe sur un mauvais signe , il l&eacute;vite de faire. Ce n'est rien d'autre que la consultance pa&iuml;enne de symboles que le Coran a interdite.&raquo; Extrait d'a<em>l-Fourouq<\/em>,4\/240.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Al-Nafrawi a dit: &laquo; Le Proph&egrave;te (B&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) aimait le bon augure, toute chose de nature &agrave; rassurer comme un bon mot. On trouve dans un hadith authentique: &laquo;Pas de mauvais augure &agrave; tirer de l'envol&nbsp; d'un oiseau. Le bon pr&eacute;sage est &agrave; retenir. On lui dit alors, Messager d'Allah! Qu'est-ce qui est un bon augure?- Un bon mot entendu par l'un d'entre vous. Selon une autre version: le bon augure lui plaisait. Une autre version dit: &laquo;J'aime l'agr&eacute;able pr&eacute;sage&raquo;. En voici un exemple: quand quelqu'un sort de chez lui pour voyager ou se rendre au chevet d'un malade et entend par co&iuml;ncidence quelqu'un crier: &ocirc; sain! ou&nbsp; &ocirc; triomphant! ou &ocirc; bien portant!<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Cependant, si on suscite de telles r&eacute;actions pour s'en inspirer afin de d&eacute;cider , cela n'est pas permis car on s'assimile aux usagers des symboles interdits employ&eacute;s &agrave; l'&eacute;poque ant&eacute;islamique dans le cadre de leurs pratiques hasardeuses.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Fait parti des pratiques interdites l'usage divinatoire du Coran car il s'assimile &agrave; l'emploi des fl&egrave;ches de divination et parce que le r&eacute;sultat peut &ecirc;tre contraire &agrave; la volont&eacute; de l'usager, ce qui pourrait l'amener &agrave; tirer un mauvais augure du Coran.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Si quelqu'un veut faire une chose et entend quelque chose qui ne lui plait pas, qu'il ne se d&eacute;tourne pas de son projet et qu'il dise: Monseigneur! Ne peut apporter le bien que Toi. Ne peut apporter&nbsp; ou repousser le mal que Toi.&raquo; Extrait de&nbsp;<em>al-Fawakih<\/em>&nbsp;<em>al-Dawani<\/em>, 2\/342.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Cheikh al-Islam, Ibn Taymiyyah (Puisse Allah lui accorder Sa mis&eacute;ricorde) a &eacute;t&eacute; interrog&eacute; &agrave; propos de l'usage divinatoire du Coran. Voici sa r&eacute;ponse: &laquo;Quant au fait de tirer un bon augure du Coran, rien le concernant n'a &eacute;t&eacute; rapport&eacute; des anc&ecirc;tres pieux. Les derni&egrave;res g&eacute;n&eacute;rations (d'ul&eacute;mas) ont engag&eacute; une controverse sur la question. Al-Quadi Abou Ya'alaa a &eacute;voqu&eacute; ladite controverse. Il a mentionn&eacute; qu'Ibn Battah l'a fait et que d'autres l'ont r&eacute;prouv&eacute;.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Cet usage du Coran n'a rien &agrave; voir avec le bon augure cher au messager d'Allah (B&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui). Certes, il aimait le bon augure et r&eacute;prouvait le mauvais pr&eacute;sage. Le bon augure qu'il aimait consiste &agrave; se r&eacute;soudre &agrave; faire une chose en comptant sur Allah et &agrave; entendre ensuite un bon&nbsp; mot qui rassure. Par exemple un mot comme: &ocirc; toi qui vas r&eacute;ussir! &Ocirc; toi qui vas conna&icirc;tre le bonheur! &Ocirc; toi, l'heureux! &Ocirc; toi le victorieux!, etc.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">C'est dans ce sens qu'il rencontra au cours de son &eacute;migration un homme et lui demanda son nom. L'interrog&eacute; lui r&eacute;pondit qu'il s'appelait Yazid ( d&eacute;veloppement, croissance). (Tout contenant), le Proph&egrave;te dit &agrave; Abou Baker ( en guise de commentaire): &laquo;Notre projet va se d&eacute;velopper&raquo;. Quant au mauvais pr&eacute;sage, il consiste &agrave; se r&eacute;soudre &agrave; faire une chose en comptant sur Allah et &agrave; entendre ensuite un mot d&eacute;sagr&eacute;able comme : &laquo;&ccedil;a ne va pas marcher &raquo; ou &ccedil;a ne va pas&nbsp; r&eacute;ussir&raquo;, etc. et &agrave; en tirer un mauvais pr&eacute;sage de sorte &agrave; abandonne son projet.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Il est interdit d'agir de cette mani&egrave;re d'apr&egrave;s un hadith authentique rapport&eacute; par Muawia ibn al-Hakam as-Soulami qui d&eacute;clare avoir dit: &laquo; &Ocirc; Messager d'Allah! Il y a parmi nous des gens prompts &agrave; tirer un mauvais pr&eacute;sage&hellip;&raquo; Il dit: &laquo;C'est un sentiment qu'on &eacute;prouve (naturellement) mais ne le laisse pas vous d&eacute;tourner&nbsp; (de vos projets).&raquo; Aussi&nbsp; le Proph&egrave;te (B&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) interdit il au fid&egrave;le serviteur de se laisser d&eacute;tourner de ses projets par le mauvais pr&eacute;sage.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Dans son amour du bon augure comme dans son rejet de se fier au mauvais pr&eacute;sage, le Proph&egrave;te (B&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) se d&eacute;cidait sur la base de sa confiance en Allah et agissant en usant des moyens &eacute;tablis par Allah. Le bon augure qu'une situation lui inspirait ne constituait pas un facteur d&eacute;terminant ou un motif d'entreprendre, et le mauvais pr&eacute;sage ne l'emp&ecirc;chait pas de faire.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Ces facteurs ne d&eacute;terminent que des gens assimilables &agrave; ceux de l'&eacute;poque ant&eacute;islamique qui se d&eacute;cidaient en fonction des indications des fl&egrave;ches de divination. Or Allah a interdit &agrave; deux endroits de Son livre l'usage de ces fl&egrave;ches. Les gens&nbsp; de l'&eacute;poque susmentionn&eacute;e avaient l'habitude, chaque fois qu'ils projetaient une affaire de proc&eacute;der &agrave; une op&eacute;ration divinatoire &agrave; l'aide soit de fl&egrave;ches , soit de cailloux , soit d'autres objets. Les trois&nbsp; instruments utilis&eacute;s portaient l'un la mention bon, l'autre la mention mauvais tandis que le troisi&egrave;me &eacute;tait laiss&eacute; vide.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Quand le tirage au sort affichait le premier, ils ex&eacute;cutaient leur projet et quand il affichait le deuxi&egrave;me, ils s'en abstenaient et quand il affichait le troisi&egrave;me, ils recommen&ccedil;aient l'op&eacute;ration. Toutes les esp&egrave;ces de divination assimilables &agrave; cette pratique comme celles qui se font avec usage de fl&egrave;ches, de cailloux, du bl&eacute;, d'un tableau, du papier portant des lettres de l'alphabet ou des vers ou d'autres choses allant dans le sens de l'indication de ce qu'on doit choisir de faire ou de ne pas faire. Tout cela est interdit parce qu'assimilable &agrave; l'usage des fl&egrave;ches&nbsp; de divination. Ce que la Sunna pr&eacute;conise c'est de consulter le Cr&eacute;ateur, de se concerter avec son semblable et d'user des arguments religieux qui indiquent ce qu'Allah aime et ce qu'il r&eacute;prouve et interdit.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Les pratiques en question visent tant&ocirc;t &agrave; savoir si ce qu'on projette de faire est bon ou pas, tant&ocirc;t &agrave; savoir si ce qui est bon dans le pass&eacute; ou dans le futur. Or tout cela n'est pas institu&eacute;. Allah le Transcendant et Tr&egrave;s Haut le sait mieux.&raquo; Extrait de&nbsp;<em>madjmou<\/em><em>' al-fatawa<\/em>,23\/66.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Il en ressort clairement que le fait de tirer un bon augure d'un extrait du Coran qui nous tombe sous les yeux d&egrave;s son ouverture et vouloir ensuite se d&eacute;terminer en fonction de cela est assimilable &agrave; l'usage des fl&egrave;ches de divination. C'est tout le contraire du bon augure qui appara&icirc;t imm&eacute;diatement apr&egrave;s qu'on s'est engag&eacute; dans une op&eacute;ration. C'est le cas quand on entend un bon mot incidemment.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Ce qui est dit &agrave; propos de l'&eacute;pouse &agrave; laquelle on ne donne pas ses droits prouve l'invalidit&eacute; de la m&eacute;thode mentionn&eacute;e. En effet, on pourrait r&eacute;torquer que le verset indique qu'on doit opter pour la s&eacute;paration et l'&eacute;loignement m&ecirc;me quand ils peuvent avoir des cons&eacute;quences redoutables &agrave; l'instar de&nbsp; la m&egrave;re de Moise qui, bien qu'ayant jet&eacute; son b&eacute;b&eacute; &agrave; la mer , eut une&nbsp; issue&nbsp; favorable.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Ce qu'il faut faire dans le cas pr&eacute;sent , c'est d'examiner le probl&egrave;me, de voir ses causes et moyens religieux de traitement comme la dispense de bons conseils et le recours aux services de deux arbitres issus des&nbsp; familles des &eacute;poux, etc.<\/span><\/p>\r\n<p><span style=\"font-size: large;\">Allah le sait mieux.<\/span><\/p>\r\n<\/div>\r\n<div class=\"source\"><span style=\"font-size: large;\">Islam Q&amp;A<\/span><\/div>\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>","status":1,"created_at":"2015-05-22T06:00:00.000000Z","updated_at":"2015-05-22T06:00:00.000000Z","language_id":9,"fatawacate_id":26,"parent_id":6231,"author_id":"","books":[],"articles":[],"videos":[],"audios":[],"author_name":"","category_name":"Rulings on-Mus-hafs","category_slug":"","get_date":"2015-05-22"},"translations":[],"fatawa_books":[],"fatawa_articles":[],"fatawa_videos":[],"fatawa_audios":[],"url":"http:\/\/www.islamland.com\/fre\/api\/fatawas\/6233"}